Comment se laisser porter par le courant

Comment se laisser porter par le courant

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Extrait 1 - Chapitre 5

… C’est votre conviction de devoir pousser la vie dans la direction de votre choix qui vous fatigue tant et qui complique tant vos rapports avec elle. Votre désir de contrôler la vie provient de ce faux rapport. La réalité poursuit son petit bonhomme de chemin sans effort ; vous pouvez l’y rejoindre, ou vous débattre sans fin dans la voie que vous avez choisie. Flotter ne requiert aucun effort. Pourquoi pousser quand vous pouvez apprendre à rouler ?



Sauf pour de rares exceptions, nous nous entendons tous pour dire que la violence devrait être notre ultime recours, dans quelque situation que ce soit. Pourtant, ce petit scénario* met le doigt sur une réalité psychologique invisible, que masquent les apparences bien entretenues, soit que nous recourons toujours à une forme quelconque de violence, quand les choses ne se déroulent pas comme nous le souhaiterions. Pourquoi sinon cette quête éternelle de pouvoir ? Personne n’aspire au pouvoir pour faire le bien, à moins que ce ne soit dans son propre intérêt.

Nous justifions cette recherche générale de pouvoir en déclarant qu’une fois riches, nous partagerons. L’ennui est que ce ne sont que mensonges. Primo, le faux moi n’en a jamais assez. En outre, quand il s’agit de faire le bien, le pouvoir est inutile. Le bien est son propre pouvoir. Nous aspirons au pouvoir pour détenir la force d’influencer les événements, pour étouffer les grandes ou les petites révoltes et les conflits, qu’ils surgissent chez soi ou au travail.

Le pouvoir, qui le possède et qui n’en a pas, voilà ce qui semble décider qui pousse et qui se fait pousser. S’il nous faut choisir, nous préférons pousser. L’ennui est, qu’à ce niveau, un choix en vaut un autre, car que l’on pousse ou que l’on soit poussé, nous sommes tous perdants ; pousser finit toujours en bousculade. Le plus incroyable de tout cela, c’est qu’il n’y a là aucun véritable pouvoir personnel ou social possible. Qui plus est, nous découvrirons, à notre grand soulagement, qu’aucun n’est nécessaire. C’est exact. Parce que nous disposons d’un troisième choix. Ce troisième choix, ce choix supérieur, c’est celui de ne vouloir ne rien faire.

Aucun pouvoir au monde ne saurait vous donner la sécurité, car ce n’est pas ce monde qui vous menace ou vous bouleverse. Vous aspirez au pouvoir social et personnel parce que vous vous laissez dominer par vos pensées et vos sentiments. Votre moi sous-développé vous punit, car il ne comprend pas encore qu’il est lui-même le bouleversement qui lui semble venir d’ailleurs. Ainsi votre nature inconsciente vous pousse vers une quête d’autorité et de pouvoir, dans l’espoir que les posséder vous donnera le contrôle de votre propre vie. C’est comme lancer un caillou dans une mare pour en apaiser les remous. Plus vous en lancez, plus vous faites des vagues. Voilà pourquoi ce à quoi vous aspirez vraiment, c’est ne rien faire.

- Je crois comprendre où vous voulez en venir, mais si le pouvoir social et financier ne saurait me procurer la sécurité, d’où me viendra-t-elle ?

- Récapitulons d’abord brièvement la matière que nous venons de voir. Nous aspirons au pouvoir personnel parce que nous nous laissons dominer par nos sentiments. Nos réactions nous contrôlent. Nous en souffrons, car notre nature véritable, originelle, se veut libre, débarrassée de pensées et de sentiments contraignants, défaitistes et compulsifs. L’ennui est que notre vie spirituelle primaire nous incite à croire que tous nos malheurs sont causés par des circonstances ou des personnes extérieures à nous. Nous voulons les dominer dans l’espoir que ce pouvoir nous permettra par le fait même, de dominer les sentiments déplaisants que nous ressentons. Ne voyez-vous pas que cette sorte d’aplomb est vouée à l’échec depuis le début ?

- Oui absolument, seulement il me semble maintenant qu’il n’y a aucune issue. Où trouve-t-on la force nécessaire à notre bonheur ?

- Vous ne la trouverez pas en une personne, en un lieu, en un bien matériel, une idée ou une conviction, mais dans le fait que votre nature supérieure, durable, ne requiert aucune force extérieure pour affronter ses adversaires du dedans ou du dehors. Sa force, c’est ce que nous appelons le « pouvoir silencieux ». Lui seul peut accomplir pour vous ce que vous n’avez pas su accomplir pour vous-même.

- Qu’est-ce que ce « pouvoir silencieux » ? Comment puis-je m’en servir ?

- Si vous voulez vraiment connaître la réponse à votre question, rien au monde ne vous empêchera de la trouver. Le pouvoir silencieux consiste à comprendre qu’il ne sert à rien de réagir à ce qui vous bouleverse. Vous ne devez pas réagir. De mauvais exemples, des idées reçues vous ont fait croire que vous êtes responsables de pensées et de sentiments négatifs tels que la peur, la colère et la haine, qu’ils vous appartiennent. Mais si vous en êtes responsables, vous ne leur devez rien. Ces peines et ces idées noires ne vous appartiennent pas. Elles ne vous ont jamais appartenu et elles ne vous appartiendront jamais, quoique s’efforcent de vous faire croire vos imposteurs intérieurs.

- J’aime ce que vous dites. Pourriez-vous m’expliquer aussi ce que signifie que je suis responsable de mes peurs, mais que je ne leur dois rien ?

- Il n’est pas normal pour un être humain quel qu’il soit de subir une quelconque domination. Votre seule vraie responsabilité consiste à comprendre cette réalité. Une fois que vous l’aurez comprise, vous percevrez correctement vos idées noires et vos sentiments défaitistes, c’est-à-dire que vous saurez qu’ils ne vous concernent pas. Je ne dis pas que vous devez agir comme s’ils n’existaient pas. Il est très important que vous le compreniez, car si le fait de prétendre que l’éléphant qui charge n’est pas là, ou encore qu’il ne s’agit en réalité que d’un gentil petit lapin peut vous rassurer pendant une seconde, vous n’en êtes que plus sûrement en danger. Voir l’éléphant, le reconnaître pour ce qu’il est, permet à votre perception de vous guider où vous devez aller, c’est-à-dire loin de la jungle.

Aucune peine, aucun bouleversement ne vous appartient. Ces ombres menaçantes qui poussent des cris vous habitent sans aucun doute, mais qui a dit qu’elles étaient à vous ? Quand nous nous promenons au jardin zoologique, nous ne nous identifions pas aux grondements des animaux, pourquoi voulons-nous alors à tout prix transformer ce qui est sombre en quelque chose de lumineux ? Avez-vous jamais tenté de faire taire des chimpanzés ou des oiseaux en criant aussi fort qu’eux ? Plus vous insistez pour qu’ils se calment, plus ils s’agitent. La même loi s’applique en nous. Quand nous tentons par la force de chasser une peur, nous ne faisons qu’en augmenter la force.


Songez au pouvoir silencieux. Taisez-vous. Le silence et la lumière intérieure accompliront pour vous ce que vous n’avez pu accomplir par vous-même. Vos sombres ciels intérieurs deviendront bleus. Taisez-vous. Laissez passer les nuages noirs de vos pensées et de vos sentiments. Le soleil est caché derrière.

LÂCHER-PRISE, La clé de la transformation intérieure, Guy Finley

Relayé avec Gratitude par www.danisis.com

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