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Symboles corporels et dépendances

Symboles corporels et dépendances

En zappant sur les blogs auxquels je suis abonnée, je découvre ce soir un article très intéressant. Do nous propose, écrit par Olivier Soulier Les symboles des langages du corps un texte sur le sens caché des dépendances. Je l'ai lu attentivement dans son intégralité.
Je vous en livre ici un extrait et vous recommande vivement sa lecture complète !


Avant d’être vécue comme une difficulté, la dépendance constitue en premier lieu une phase physiologique normale du développement de l’être humain. L’œuf nouvellement fécondé, l’embryon, puis le petit enfant ne pourraient survivre si l’extérieur ne lui prêtait des moyens matériels, alimentaires et affectifs. Nous utilisons ces aides pour nous constituer. 

La dépendance est donc au départ une nécessité et une bonne chose. L’extérieur pallie notre absence de moyens. Nous sommes donc au départ dépendants, par la force des choses ! 

Le chemin de notre vie sera longtemps un chemin d’autonomie. C’est-à-dire un chemin pour apprendre à trouver en nous ce qui au départ nous venait de l’extérieur. Passer d’une dépendance nécessaire à une autonomie voulue et gagnée sur la vie : l’histoire fait fondamentalement partie de notre chemin d’apprentissage. 

Tout au long de ce chemin vont se présenter de nombreux écueils parmi lesquels nous trouvons les drogues. Elles sont le plus souvent des substituts ou des déplacements à des dépendances non résolues. 

En explorant le chemin de nos dépendances, nous visiterons les phases mal ou incomplètement vécues de notre existence. Quitter nos dépendances, c’est se libérer pour trouver pleinement le sens et les moyens de notre vie. 

Commençons par revisiter notre histoire afin d’y découvrir de nombreux mécanismes intimes des dépendances.

...

Le sucre 

Première et éternelle consolation. Symbole de toutes les dépendances. C’est aussi l’archétype de la dépendance alimentaire et/ou affective. 

Dès son implantation, l’œuf « tombe » dans la paroi de l’utérus dont les cellules superficielles (dites déciduales) sont remplies à exploser de glycogène. Le glycogène, c’est du sucre sous forme stockée. C’est comme si notre œuf atterrissait dans un dépôt de sucre. 

Ce sucre va donner de l’énergie à l’œuf à bout de réserve. Mais il va aussi coder profondément le fonctionnement de l’embryon, futur être humain. 

ous venons de voir qu’au départ, la vie est marquée par une promesse au cannabis, elle est suivie d’une abondance de sucre. Ces deux dépendances, cannabis et sucre, resteront longtemps intimement liées. Elles pourront même faire le lit l’une de l’autre. 

Nourri au départ par le sucre de la couche déciduale, l’embryon le sera ensuite par le cordon ombilical pour tous ses besoins, avant que le sein ne prenne le relais. 

Une grande partie du chemin de l’être humain consistera de passer d’une nutrition extérieure où tout lui est donné et dont il est complètement dépendant, à une situation où il sera capable d’être alimentairement et psychologiquement autonome. Capable de se passer d’aliments de façon prolongée, de stocker et déstocker selon ses besoins. 

Les attitudes physiologiques alimentaires et psychologiques seront souvent très parallèles. Nous pourrons longtemps juger de l’indépendance psychologique sur la base du besoin de sucre ou d’autres aliments. Avec les années, les apports alimentaires vont se diversifier et la dépendance vitale et unique au sucre va se moduler en de nombreux aliments dont chacun évoquera un besoin spécifique et une dépendance possible. Pensons au chocolat, dépendance au sentiment d’être amoureux, ou à l’alcool, qui traduit notre difficulté à accéder à notre propre vérité. 

D’une façon générale, chaque problématique de dépendance non résolue pourra se compenser par un élément extérieur qui se comportera alors comme une drogue. Le sucré évoque la dépendance affective, l’assistance extérieure et la dépendance permanente de l’autre. 

Toutes les traditions religieuses ont compris que pour inciter à la méditation et au développement spirituel, il est souhaitable d’apprendre l’autonomie alimentaire. Ce sont les principes du jeûne, du carême et du ramadan, mais aussi l’ascèse du bouddhisme et la recherche de la voie du milieu.

Source :  site "Chemin de Vie"

 

 

Relayé par danisis.com

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