Ce que je fais pour l'autre, je le fais pour moi

Ce que je fais pour l'autre, je le fais pour moi

Quand on voit tout ce qu'il se passe dans le monde, on peut vraiment se dire que nous, ici, nous sommes privilégiés de vivre dans un pays comme la Suisse. Indéniablement.
Ceci dit, rien n'est évidemment parfait et, quand je lis l'introduction de cette pétition diffusée par Amnesty International, je ressens de la tristesse et même de l'incompréhension tant ce genre de loi ne résonne pas en moi, et me semble un non-sens face au respect du précieux de la Vie.

Ce n'est qu'une goutte d'eau dans l'océan de nos défis terrestres. Mais une goutte d'eau a le pouvoir de creuser la roche la plus dure. Ou de trouer un mur.

Il y a un peu moins d’une année, Lina* a souhaité rejoindre son mari qui avait obtenu le statut de réfugié en Suisse. Bien qu’elle soit enceinte, le Secrétariat d’Etat aux migrations a décidé de la renvoyer en Italie. Pourquoi? Il n’a pas reconnu son mariage et a appliqué le règlement Dublin permettant de renvoyer des demandeuses et demandeurs d’asile vers le pays par lequel ils et elles sont entré·e·s en Europe.
[...]
La Suisse est l’un des pays qui appliquent le plus strictement le règlement Dublin et renvoient le plus de personnes vers d’autres Etats. Même des réfugié·e·s particulièrement vulnérables comme des familles avec enfants en bas âge et des personnes malades sont renvoyé·e·s vers des pays qui ne sont pas en mesure de garantir leurs droits fondamentaux.

Amnesty International, section Suisse

Bien sûr, si nous acceptons de jouer la scène de la "réalité", horizontale, limitée autant que limitante, un aussi petit pays ne peut pas accueillir "tout le monde". Bien sûr que ses "services sociaux" sont déjà débordés et qu'une réglementation doit être appliquée.
Mais, avant toute autre considération politique, financière ou liée à cette croyance du "droit du sol", ne sommes-nous pas, ici et maintenant, des humains ?

Peu importe dans quel pays nos pieds ont marché pour la première fois, ils sont tous posés sur la même planète. Nous faisons tous partie d'elle et elle fait partie de nous tous.
Peu importe la couleur de peau de nos mains, elles peuvent toutes s'ouvrir et donner. Et quand on donne, on reçoit en retour, c'est une loi universelle et indéfectible.
Peu importe leurs passions, leurs révoltes ou leurs blessures, nos coeurs sont fait pour accueillir, nourrir, aimer.

Alors en vérité - et je te le confie avec joie - je me détourne de toute forme de politique car elle est pour moi théâtre. Théâtre-reflet de cette mascarade qui se joue à l'intérieur de nous et qui n'a de sens que dans le contraste qu'elle nous offre pour nous éveiller... 

Alors, je suis suisse, je suis femme, je suis maman, je suis fille, je suis médium, je suis amie, ennemie peut-être même pour certains. Je suis tellement de rôles qui n'ont que peu d'importance.

Avant tout cela, je suis un être humain. Et je suis un être humain parce que je fais partie de l'humanité, je suis l'humanité. Faire partie de l'humanité, c'est être le Tout, c'est ressentir profondément que chacun de mes plus petits gestes (pensées, actions, choix...)  influence l'ensemble et que l'ensemble m'influence en retour.

Je t'invite à lire, à pénétrer le mot "HUMANITE" avec le Coeur. Ainsi tu vois aussi y apparaître un autre mot : "UNITE".

Ce que je reconnais en l'autre, je le reconnais en moi.
Ce que j'accepte de l'autre, je l'accepte en moi.
Ce que je fais pour l'autre, je le fais pour moi.

Merci.
Je t'aime hUmaNITE.
Danièle-DanIsis

A visionner en complément... pour les sous-titres en français, clique sur la petite enveloppe.

La Plume de DanIsis

 

© 2006-2017 Danièle Corthésy 
danisis.com

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LA PETITION

AMNESTY INTERNATIONAL

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