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Je préfère Etre libre... n'ai-je pas raison? ;-)

Je préfère Etre libre... n'ai-je pas raison? ;-)

Petite question du jour... :-)

Longtemps, j'ai cru qu'avoir raison était indispensable, et je défendais mes points de vue avec acharnement et enthousiasme. Ce qui amenait régulièrement disputes et prises de têtes.
Je ne me rendais pas compte qu'ainsi je nourrissais une dualité intérieure, moi qui en parallèle affirmais haut et fort me sentir "citoyenne de l'humanité" et sans frontière avec "l'autre"!
Puis un jour, lors d'une situation de vie émotionnellement forte et déstabilisante, quelque chose s'est éclairé en moi.
Une clarté si douce, si apaisante que toute cette volonté d'être "celle qui a raison" m'est apparue soudainement étrangère, insolite, inutile.
Je me suis sentie comme dévêtue d'un déguisement inconfortable, lourd, et dont l'étroitesse me retenait prisonnière, me blessant même de sa rigidité à certains endroits...

Les cailloux émergeant de la rivière

"Comprendre" n'est pas le mot. Le mental, l'intellect n'ont rien à voir avec ça.
Ils se nourrissent essentiellement de concepts et de croyances et bien souvent, nous sautons de l'un à l'autre en nous accrochant aux illusoires sécurités qu'ils nous procurent.
Ainsi, nous traversons les rivières de nos vies en prenant bien soin de poser les pieds sur les cailloux émergeant de l'eau, afin d'éviter de se noyer.
Des cailloux que bien souvent nous n'avons pas découvert seuls, mais que nos anciens, avant nous, nous ont désigné comme étant ceux sur lesquels nous devions nous appuyer pour assurer nos pas.
Avez-vous observé comme leur surface émergente est réduite ? Et pourtant, nous disputons l'autre de ne pas poser le pied sur le même caillou que soi! Prétextant qu'il risque de se noyer s'il ne nous rejoint pas sur notre petit monticule construit de nos certitudes, bien-pensantes certes, mais petit monticule duquel nous tombons évidemment si nous ne nous y figeons pas. Imaginez à plusieurs sur le même caillou... Sourire.

Les offrandes de la Liberté

Ce jour-là, jour de mon "déshabillage" de conscience, j'ai goûté la légèreté d'être sans vouloir.
Sans vouloir que l'autre me rejoigne à tout prix - y compris à celui du rejet - dans mon espace de vérité. 
J'ai réalisé aussi, que cet abandon dépose d'autres offrandes que la seule liberté d'être dans son sillage.
Il réchauffe le coeur et le rend vaste, insufflant un sentiment d'Amour ne se nourrissant d'aucune condition particulière, juste vibrant de Sa Présence.
Il me permet d'être parfois la petite fille ignorante, innocente, perdue, sans pour autant me sentir coupable de ne pas avoir la force, le courage ou la solution, ni honteuse de ne pas être à la hauteur.
Il ouvre l'immensité du champ des possibles en moi, car il m'invite à l'écoute, à l'observation, à l'adaptation de mon regard, au droit de me tromper, d'accueillir et de goûter des nouvelles idées. 

En tout cela est la Liberté, apparaissant dès que nous lâchons le "avoir raison".
La liberté d'entendre et d'étreindre toute la richesse de la différence, en Soi et en l'autre. A chaque instant, partout.
La liberté de se détendre, de sourire au Vivant si divinement manifesté.
La liberté d'Être, en tendresse de nos changements, de nos incohérences, voyageur curieux des nouveaux mondes naissant chaque jour à l'intérieur de nous, en joie de se relier à celui ou celle passant par là.

Ce jour-là, plutôt que de m'accrocher fermement au caillou, j'ai détendu mon pied et j'ai glissé dans la rivière...

Avec Amour.
Danièle-DanIsis

La Plume de DanIsis

La Plume de DanIsis

© 2016 Danièle Corthésy,  www.danisis.com
Gratitude de partager sans modifications ni ajouts, en respectant et mentionnant la source.

Ecoute ton Coeur, choisis, nourris ce qui le fait vibrer et délaisse le reste...

TRANSPARENCE

AIMER LA MAIN OUVERTE

La VOIE DU MAGICIEN, extrait leçon n° 20

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